Clermont-Ferrand : lire les DPE des appartements sans confondre logement et copropriété

Publié le 11 octobre 2026 10 min de lecture

L’extraction ADEME du 28 septembre 2026 rassemble 52 735 diagnostics enregistrés pour Clermont-Ferrand, sans décompte de logements uniques. Cette analyse du 11 octobre examine leur portée pour les appartements et la copropriété, en distinguant les résultats disponibles des informations manquantes.

Clermont-Ferrand : lire les DPE des appartements sans confondre logement et copropriété — Clermont-Ferrand

52 735 diagnostics enregistrés composent la dernière extraction ADEME utilisée pour Clermont-Ferrand, datée du 28 septembre 2026. Au 11 octobre 2026, l’actualité locale est cette mise à jour des données et leur analyse, non un événement municipal. Pour lire ce corpus sous l’angle des appartements et de la copropriété, une précaution commande toutes les autres : un enregistrement ne correspond pas nécessairement à un logement distinct. Un même logement peut apparaître plusieurs fois. Les résultats décrivent donc le parc diagnostiqué tel qu’il figure dans la base, et non un inventaire exhaustif des appartements, des immeubles ou des copropriétés de la commune. Cette différence détermine la portée de chaque chiffre présenté.

52 735 enregistrements, mais aucun décompte fourni des copropriétés

Étiquette DPEDiagnostics enregistrés à Clermont-Ferrand
A153
B855
C18 734
D17 931
E9 647
F3 557
G1 858
Source : ADEME, base DPE logements existants, extraction du 2026-09-28.

Le périmètre est celui de Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme, avec le code INSEE 63113. Le jeu local retient une population communale de référence de 146 351 habitants. Ces repères identifient le territoire ; ils ne permettent pas de convertir les diagnostics en nombre de copropriétés. Les maisons individuelles représentent 13,0 % du corpus, mais les faits disponibles ne détaillent pas le reste selon le statut de propriété, ni selon la nature collective ou individuelle du diagnostic. Déduire de cette seule part un nombre exact d’appartements en copropriété serait donc injustifié. L’angle collectif appelle ici une lecture des limites de la base autant qu’une lecture de ses résultats énergétiques.

  • Unité comptée : le diagnostic enregistré, avec la possibilité de plusieurs apparitions pour un même logement.
  • Périmètre territorial : Clermont-Ferrand, code INSEE 63113 ; extraction ADEME utilisée du 28 septembre 2026.
  • Informations non fournies : nombre de copropriétés, nombre d’appartements uniques et ventilation entre diagnostics collectifs et individuels.

Du diagnostic individuel à la lecture collective : le lien reste à documenter

La question centrale, pour les appartements, est celle du passage entre une information sur un logement et une information sur un ensemble immobilier. Or les données communiquées ne donnent ni correspondance entre appartements et immeubles, ni rapprochement entre diagnostics individuels et collectifs. Elles ne permettent donc pas de vérifier si plusieurs enregistrements relèvent d’une même copropriété, ou s’ils décrivent des périmètres différents. Cette absence interdit de présenter la distribution communale des étiquettes comme celle des copropriétés clermontoises. Elle interdit également d’attribuer à un immeuble une classe énergétique à partir de la seule fréquence de cette classe dans le corpus local. L’échelle de lecture doit rester celle effectivement documentée.

Pour un lecteur qui cherche à situer son appartement, les résultats offrent ainsi un contexte communal, pas une étiquette de substitution. La classe d’un enregistrement particulier n’est pas fournie ici, pas davantage que celle de l’ensemble auquel il pourrait appartenir. À l’inverse, aucun résultat collectif individualisé ne permet de décrire les appartements qui le composeraient. La conséquence concrète est une limite d’interprétation : ces chiffres peuvent éclairer une discussion sur le parc diagnostiqué, mais ils ne tranchent pas la situation d’une copropriété précise. Ils ne permettent pas non plus de mesurer les écarts énergétiques entre appartements d’un même immeuble, puisque ce niveau de détail est absent des faits disponibles.

18 734 diagnostics C et 17 931 D : un contexte pour les appartements

La distribution énergétique fait apparaître 18 734 diagnostics classés C, soit 35,5 % des enregistrements, et 17 931 classés D, soit 34,0 %. Ce sont les deux classes les plus représentées dans les résultats fournis. Leur poids donne un repère pour comprendre le corpus communal, sans renseigner séparément les appartements. Rien n’indique en effet quelle part de ces diagnostics concerne des maisons, des logements en copropriété ou des diagnostics collectifs. Pour l’analyse locale, la formulation doit donc rester précise : C et D occupent les premières places parmi les diagnostics enregistrés. Affirmer qu’elles caractérisent dans les mêmes proportions les copropriétés supposerait une ventilation qui n’est pas disponible.

Les autres classes complètent cette distribution : A compte 153 diagnostics, soit 0,3 %, et B en compte 855, soit 1,6 %. La classe E rassemble 9 647 enregistrements, soit 18,3 %. Viennent ensuite F, avec 3 557 diagnostics et 6,7 %, puis G, avec 1 858 diagnostics et 3,5 %. Ces effectifs sont des résultats du corpus, non des nombres de logements uniques. Leur présentation côte à côte ne révèle pas davantage un parcours d’amélioration ou de dégradation : aucune comparaison entre extractions successives n’est fournie. Cette photographie permet de décrire une répartition à la date de l’extraction, mais pas de raconter une évolution énergétique des appartements ou des copropriétés.

5 415 diagnostics F ou G : quelle portée pour la lecture locative ?

Les classes F et G réunissent 5 415 diagnostics, soit 10,3 % des enregistrements locaux. Cet ensemble mérite une lecture distincte de la classe E, qui représente 9 647 diagnostics et 18,3 %. Pour les appartements comme pour les autres logements, ces chiffres ne donnent toutefois pas le nombre de biens proposés à la location. Le corpus fourni ne précise ni leur occupation ni l’existence d’un nouveau bail. Présenter les 5 415 enregistrements comme autant de logements locatifs concernés serait donc un double raccourci : cela effacerait les répétitions possibles et ajouterait un usage locatif non documenté. La donnée énergétique et la situation locative ne sont pas interchangeables.

Le calendrier réglementaire fourni donne néanmoins un cadre à cette lecture. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent F en 2028 et E en 2034. Au 11 octobre 2026, ces dates n’ont donc pas toutes la même position dans le calendrier. Elles expliquent pourquoi distinguer E, F et G plutôt que de les fondre dans une catégorie unique. Elles ne permettent pas, en revanche, de compter les appartements clermontois effectivement concernés par un nouveau bail : ni les logements uniques ni leur situation contractuelle ne sont identifiés dans cette synthèse.

  • G : 1 858 diagnostics enregistrés ; critère de décence énergétique non satisfait pour un nouveau bail en métropole depuis le 1er janvier 2025.
  • F : 3 557 diagnostics enregistrés ; échéance prévue en 2028.
  • E : 9 647 diagnostics enregistrés ; échéance prévue en 2034.

1948-1974 : 40,6 % du corpus géolocalisé, sans verdict sur chaque immeuble

La période de construction dominante est 1948-1974, avec 40,6 % du corpus géolocalisé. Ce dénominateur doit rester visible : la proportion porte sur le corpus géolocalisé et ne doit pas être appliquée automatiquement aux 52 735 enregistrements pour produire un effectif. Les autres repères d’ancienneté fournis sont de 27,6 % pour le bâti antérieur à 1949, de 68,1 % pour celui antérieur à 1975 et de 85,7 % pour les périodes antérieures à 2001. Ces seuils décrivent l’ancienneté du bâti dans les données disponibles. Ils ne constituent ni une répartition spécifique des copropriétés, ni une mesure du nombre d’appartements uniques appartenant à chaque période.

Ces indicateurs d’âge ne sont pas accompagnés d’un croisement avec les classes énergétiques ou avec la distinction entre diagnostics collectifs et individuels. Il serait donc infondé d’attribuer les étiquettes F ou G à une période particulière, ou d’expliquer leur présence par la seule ancienneté. La même prudence vaut pour les appartements : aucune donnée fournie n’indique comment leurs résultats se répartissent selon l’année de construction de l’immeuble. L’ancienneté et l’étiquette sont ici deux descriptions parallèles du corpus. Pour une copropriété déterminée, cette synthèse ne permet ni d’établir les causes d’un résultat énergétique, ni de déduire une intervention à partir de la seule période de construction.

58 m² et 27 306 diagnostics au gaz : des repères sans profil d’appartement type

La surface médiane est de 58 m², la consommation médiane de 211 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé de 986 €. Ces trois valeurs résument chacune une dimension des données, mais elles ne décrivent pas nécessairement le même enregistrement. Les réunir pour inventer un appartement type de 58 m², consommant exactement 211 kWh/m²/an et associé à un coût de 986 €, dépasserait donc les faits. Aucun rapprochement individuel entre ces indicateurs n’est fourni. À l’échelle d’une copropriété, ils ne donnent pas non plus un budget collectif ni une répartition entre appartements. Le coût annoncé reste un indicateur médian estimé du corpus, pas une dépense constatée pour un bien précis.

Le gaz naturel apparaît comme le chauffage principal dans l’extraction, avec 27 306 diagnostics. Ce nombre porte, lui aussi, sur des enregistrements et non sur des installations ou des immeubles uniques. Les faits disponibles ne précisent pas, au sein de ce total, la répartition entre chauffage collectif et chauffage individuel. Ils n’indiquent pas davantage quelles étiquettes énergétiques correspondent à ces diagnostics. On ne peut donc attribuer au gaz les résultats observés dans telle ou telle classe, ni en tirer une explication propre aux copropriétés. Pour les appartements, l’information décrit la place du gaz naturel dans l’extraction, sans documenter l’organisation du chauffage à l’intérieur des ensembles immobiliers.

Jaude, Saint-Alyre et radon : situer les copropriétés sans leur attribuer un risque

Les quartiers ou secteurs IRIS analysés sont Jaude, Saint-Alyre, Bonnabaud, Trudaine et Léon Blum-La Raye Dieu. Leur mention ancre la lecture dans Clermont-Ferrand, mais aucun effectif ni aucune distribution énergétique par secteur n’est fourni. Il n’est donc pas possible de désigner celui qui compterait le plus d’appartements classés F ou G, ni de comparer la performance des copropriétés entre ces secteurs. Leur présence dans l’analyse ne vaut pas classement. Elle ne permet pas non plus de rattacher les indicateurs communaux de surface, de chauffage ou d’ancienneté à un quartier particulier. Le niveau géographique disponible pour les chiffres présentés reste communal, sauf précision explicite sur le corpus géolocalisé.

Géorisques recense plusieurs familles de risques pour le territoire ; le potentiel radon indiqué est de 3, tandis que la zone sismique est non renseignée. Ces informations doivent rester distinctes des étiquettes énergétiques. Aucun croisement fourni ne relie un risque à une classe DPE, à un secteur analysé ou à une copropriété déterminée. La mention d’une famille de risques ne permet donc pas d’affirmer qu’un appartement précis est exposé, ni de quantifier une conséquence pour cet appartement. De même, une zone sismique non renseignée ne peut être remplacée par une valeur supposée. La lecture territoriale apporte ici un contexte séparé, sans explication causale des performances énergétiques enregistrées.

  • Familles recensées par Géorisques : Inondation, Mouvement de terrain, Séisme et Feu de forêt.
  • Autres familles recensées : Phénomène lié à l’atmosphère, Radon, Risque industriel et Transport de marchandises dangereuses.
  • Précisions disponibles : potentiel radon de 3 ; zone sismique non renseignée.

Copropriété et monopropriété : conserver le périmètre exact de l’audit

L’autre conséquence réglementaire fournie concerne l’audit énergétique lors d’une vente. Son périmètre vise les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole, avec une application à la classe E depuis le 1er janvier 2025. Cette formulation ne doit pas être transformée en obligation générale visant tout appartement en copropriété. Elle distingue un type de bien et un statut de propriété que la répartition énergétique communale ne détaille pas. Les 9 647 diagnostics E, par exemple, ne constituent donc pas un décompte de ventes soumises à audit. Ils ne renseignent ni le nombre de transactions ni la part des immeubles en monopropriété.

La portée de cette publication du 11 octobre 2026 tient finalement à une séparation constante des niveaux d’information. L’extraction du 28 septembre décrit des diagnostics enregistrés ; les étiquettes, les médianes et les périodes de construction en donnent différents repères. L’angle des appartements et de la copropriété révèle surtout ce qu’un total communal ne peut résoudre seul : le nombre de logements distincts, le rattachement à un immeuble et l’articulation entre diagnostic collectif et diagnostic individuel. Ces limites n’annulent pas les résultats locaux. Elles évitent de convertir une photographie du parc diagnostiqué en verdict sur une copropriété, en nombre de locations concernées ou en explication non démontrée des performances.

Questions fréquentes

Les 52 735 diagnostics correspondent-ils à autant d’appartements à Clermont-Ferrand ?

Non. La base compte des diagnostics enregistrés et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Les maisons individuelles représentent 13,0 % du corpus. Aucun nombre d’appartements uniques ni aucune ventilation entre diagnostics collectifs et individuels n’est fourni.

Peut-on connaître la part des copropriétés classées F ou G ?

Non. Les classes F et G réunissent 5 415 diagnostics, soit 10,3 % des enregistrements. Ce taux ne mesure pas une proportion de copropriétés : leur nombre et le rattachement des diagnostics aux immeubles ne sont pas fournis.

Le périmètre d’audit indiqué vise-t-il tous les appartements classés E ?

Le fait réglementaire fourni vise la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole, avec l’intégration de la classe E depuis le 1er janvier 2025. Il ne permet pas d’affirmer une obligation générale pour tous les appartements en copropriété.

Sources officielles

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