Clermont-Ferrand : un parc diagnostiqué dominé par C et D, sur fond de bâti ancien
L’extraction ADEME du 18 septembre 2026 rassemble 52 735 diagnostics enregistrés à Clermont-Ferrand, sans correspondre à autant de logements uniques. Les classes C et D dominent cette photographie, tandis que les classes F et G représentent 10,3 % des diagnostics.

À Clermont-Ferrand, 52 735 diagnostics où les classes C et D dominent
| Étiquette DPE | Diagnostics enregistrés à Clermont-Ferrand |
|---|---|
| A | 153 |
| B | 855 |
| C | 18 734 |
| D | 17 931 |
| E | 9 647 |
| F | 3 557 |
| G | 1 858 |
À Clermont-Ferrand, l’actualité immobilière du 24 septembre 2026 est ici celle d’une photographie statistique : la dernière extraction ADEME utilisée, datée du 18 septembre, permet de décrire le parc immobilier diagnostiqué. Elle réunit 52 735 diagnostics enregistrés dans le périmètre local. Son enseignement central tient à la combinaison de deux caractéristiques : une forte présence des étiquettes C et D et un corpus géolocalisé largement composé de bâti ancien. Cette lecture concerne les propriétaires vendeurs, les bailleurs et les acquéreurs, mais elle ne constitue ni l’annonce d’un événement municipal ni la mesure d’une évolution récente du parc.
Le périmètre correspond à Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme, avec le code INSEE 63113. La population communale de référence du jeu local est de 146 351 habitants. Ce chiffre situe le territoire, sans fournir un dénominateur permettant de mesurer la couverture des logements par les diagnostics. Un même logement peut en effet apparaître plusieurs fois dans les 52 735 enregistrements. Il faut donc parler de diagnostics enregistrés, et non de 52 735 logements distincts. Faute de série antérieure fournie, cette extraction ne permet pas davantage d’affirmer que la performance énergétique locale s’améliore ou se dégrade au fil du temps.
C et D dominent : le profil local ne se résume pas aux classes F et G
L’étiquette C arrive en tête avec 18 734 diagnostics, soit 35,5 % des enregistrements, devant D, qui en rassemble 17 931, soit 34,0 %. Ces deux classes constituent le cœur de la distribution locale. À l’autre extrémité du classement, A représente 153 diagnostics, soit 0,3 %, et B en compte 855, soit 1,6 %. La photographie clermontoise ne décrit donc ni un corpus principalement composé des meilleures étiquettes ni un ensemble dominé par F et G. Pour comprendre le positionnement d’un bien, cette structure est plus informative qu’une attention exclusivement portée aux catégories les moins performantes.
La classe E occupe également une place importante : 9 647 diagnostics, soit 18,3 % des enregistrements. Viennent ensuite F, avec 3 557 diagnostics et 6,7 %, puis G, avec 1 858 diagnostics et 3,5 %. F et G réunissent 5 415 diagnostics, soit 10,3 % selon l’agrégat fourni. Ces effectifs donnent une mesure du poids de chaque catégorie dans la base, mais pas un inventaire de biens actuellement proposés à la vente ou à la location. Les pourcentages étant arrondis, leur affichage ne doit pas être traité comme une mesure plus précise que les effectifs auxquels ils se rapportent.
- A et B : respectivement 153 et 855 diagnostics enregistrés, soit 0,3 % et 1,6 %.
- C et D : respectivement 18 734 et 17 931 diagnostics enregistrés, soit 35,5 % et 34,0 %.
- E : 9 647 diagnostics enregistrés, soit 18,3 %.
- F et G : 5 415 diagnostics enregistrés ensemble, soit 10,3 % dans l’agrégat fourni.
Le poids du bâti ancien accompagne la distribution, sans l’expliquer à lui seul
La période de construction dominante est 1948-1974, qui représente 40,6 % du corpus géolocalisé. Les données indiquent aussi 27,6 % de bâti antérieur à 1949, 68,1 % antérieur à 1975 et 85,7 % relevant des périodes antérieures à 2001. L’ancienneté est donc une composante majeure du profil observé à Clermont-Ferrand. Elle apporte un contexte indispensable à la lecture des étiquettes, sans permettre d’attribuer automatiquement une mauvaise ou une bonne performance à une période. Les chiffres fournis ne croisent pas les dates de construction avec les classes énergétiques : ils décrivent deux dimensions du corpus, sans établir de relation causale entre elles.
Ces catégories temporelles appellent aussi une précaution de méthode. Les parts antérieures à 1949, à 1975 et à 2001 sont des repères emboîtés, et non des groupes à additionner. Le libellé 1948-1974 doit, lui aussi, être conservé tel qu’il figure dans les données, sans fabriquer une nouvelle répartition à partir des autres seuils. Pour un acquéreur ou un vendeur, la conséquence est concrète : l’âge du bâtiment situe le bien dans l’histoire du corpus local, mais ne remplace pas son diagnostic. Cette extraction ne permet ni de reconstituer un parcours de rénovation ni d’expliquer pourquoi un bien donné relève de C, de E ou de G.
Clermont-Ferrand : 13,0 % de maisons et 58 m² médians, deux repères distincts
Les maisons individuelles représentent 13,0 % dans l’extraction, et la surface médiane indiquée est de 58 m². Ces deux informations complètent le profil local, mais elles ne décrivent pas à elles seules un logement type. En particulier, la surface médiane ne peut pas être attribuée automatiquement aux maisons individuelles, puisque le croisement entre forme du bâti et surface n’est pas fourni. Pour les propriétaires comme pour les acquéreurs, l’intérêt de ces repères est de situer un dossier dans un ensemble documenté, non de remplacer ses caractéristiques propres. Le poids des maisons aura aussi une importance particulière pour lire le champ de l’audit énergétique à la vente.
La consommation médiane s’établit à 211 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé à 986 €. Le chauffage principal indiqué dans l’extraction est le gaz naturel, présent dans 27 306 diagnostics. Ces données décrivent des aspects différents : une consommation rapportée à la surface, une estimation annuelle de coût et une énergie de chauffage. Elles ne doivent pas être fusionnées pour construire artificiellement le portrait d’un même logement. Le coût médian estimé n’est pas une facture individuelle annoncée. De même, les données ne permettent pas d’attribuer au gaz naturel les classes observées, ni de relier directement ce chauffage aux bâtiments de 1948-1974.
- 58 m² : la surface médiane fournie, sans ventilation disponible ici par forme de bâti.
- 211 kWh/m²/an : la consommation médiane, à distinguer d’une consommation totale par logement.
- 986 € : le coût énergétique annuel médian estimé, et non une dépense garantie pour un bien.
- 27 306 diagnostics : les enregistrements mentionnant le gaz naturel comme chauffage principal.
Pour les bailleurs, distinguer le calendrier G, F et E des volumes de la base
Pour les bailleurs, les étiquettes ont une portée qui dépasse leur poids statistique. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent ensuite F en 2028 et E en 2034. À la date de cette analyse, le 24 septembre 2026, ces trois catégories ne se trouvent donc pas au même point du calendrier. La base locale compte 1 858 diagnostics G, 3 557 diagnostics F et 9 647 diagnostics E. Elle ne précise cependant pas combien correspondent à des logements uniques destinés à la location.
L’enjeu clermontois ne se limite ainsi pas aux 10,3 % de diagnostics F et G. La place de E, avec 18,3 % des enregistrements, rend également cette classe importante dans une lecture des échéances prévues. Il serait toutefois incorrect de transformer ces volumes en un nombre de logements locatifs concernés à chaque date. Les répétitions possibles d’un même logement et l’absence de ventilation locative empêchent ce calcul. Pour un dossier individuel, le repère décisif reste la classe du logement concerné, mise en regard du calendrier applicable. La statistique communale éclaire l’ampleur relative des catégories ; elle ne détermine pas, seule, la situation d’un bail.
À la vente, le champ de l’audit ne se déduit pas du seul nombre d’étiquettes E
Pour les vendeurs et les acquéreurs, un autre point de lecture concerne l’audit énergétique réglementaire. En métropole, il concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G, avec une application à la classe E depuis le 1er janvier 2025. La présence de 9 647 diagnostics E dans l’extraction locale mérite donc une attention particulière, au-delà des seules classes F et G. Mais le champ de cette règle associe une étiquette à une forme de bien et de propriété. La classe énergétique prise isolément ne permet pas de compter les ventes auxquelles l’audit s’applique.
La part de 13,0 % de maisons individuelles ne résout pas cette question, car les faits disponibles ne donnent pas leur répartition entre E, F et G. Ils ne fournissent pas non plus le nombre d’immeubles en monopropriété concernés. Multiplier cette part par les volumes de diagnostics de ces classes reviendrait à supposer une distribution qui n’est pas documentée. Pour comprendre une vente, il faut donc distinguer les informations relatives au bien de celles qui caractérisent l’ensemble local. Cette photographie ne mesure ni le nombre de transactions soumises à audit, ni un effet sur leur prix, ni un délai de vente associé à une étiquette.
Quartiers et risques : une lecture locale sans classement des adresses
Les secteurs IRIS analysés comprennent Jaude, Saint-Alyre, Bonnabaud, Trudaine et Léon Blum-La Raye Dieu. Leur présence dans le périmètre d’analyse ne suffit pas à établir une hiérarchie énergétique entre eux : aucun effectif ni pourcentage par secteur n’est fourni ici. Il n’est donc pas possible d’attribuer à l’un une concentration particulière de diagnostics G, à l’autre une majorité de C, ou de comparer leur ancienneté. Cette limite compte pour une recherche immobilière à l’échelle d’une adresse. Les résultats communaux constituent un contexte de lecture, mais ne doivent pas être présentés comme le profil chiffré de chacun de ces quartiers.
Le volet Géorisques recense huit familles de risques : inondation, mouvement de terrain, séisme, feu de forêt, phénomène lié à l’atmosphère, radon, risque industriel et transport de marchandises dangereuses. Le potentiel radon indiqué est de 3 ; la zone sismique est non renseignée. Il faut préserver cette distinction entre une valeur disponible et une information absente : une zone non renseignée ne peut pas être remplacée par une valeur supposée. Ces éléments ajoutent une dimension au portrait immobilier local, distincte de la performance énergétique. Leur recensement ne démontre pas une exposition identique de chaque adresse et ne permet pas d’expliquer la répartition des diagnostics entre A et G.
- Secteurs analysés : Jaude, Saint-Alyre, Bonnabaud, Trudaine et Léon Blum-La Raye Dieu, sans résultats comparatifs fournis ici.
- Potentiel radon : 3 dans les données disponibles.
- Zone sismique : non renseignée ; aucune valeur ne peut être déduite de cette absence.
- Risques et performance énergétique : deux lectures distinctes, sans lien causal établi par les faits fournis.
À Clermont-Ferrand, les classes C et D dominent malgré le poids du bâti ancien
La singularité de cette photographie clermontoise réside dans l’articulation de ses repères, plutôt que dans un chiffre isolé. Les classes C et D dominent les diagnostics enregistrés, tandis que les périodes antérieures à 1975 pèsent fortement dans le corpus géolocalisé. E représente une part notable, et F et G restent minoritaires dans les enregistrements tout en soulevant des questions précises pour la location et certaines ventes. Ces constats coexistent ; aucun ne doit effacer les autres. En particulier, la forte ancienneté du bâti ne permet pas de qualifier globalement le parc de peu performant, puisque la distribution des étiquettes présente un profil plus nuancé.
Pour un vendeur, cette analyse aide à distinguer le positionnement énergétique local du champ de l’audit réglementaire. Pour un bailleur, elle sépare le poids statistique des classes du calendrier de décence énergétique. Pour un acquéreur, elle met à disposition des repères de surface, de consommation, de chauffage et de risques, sans les confondre avec les caractéristiques d’un bien précis. La mise à jour du 24 septembre 2026 apporte donc un cadre documenté, fondé sur l’extraction du 18 septembre. Sa portée reste celle d’une photographie de diagnostics enregistrés : elle n’est ni un décompte exhaustif de logements uniques ni une prévision du marché immobilier.
Questions fréquentes
Les 52 735 diagnostics correspondent-ils à 52 735 logements différents ?
Non. Un même logement peut apparaître plusieurs fois dans la base. Les 52 735 enregistrements de l’extraction ADEME du 18 septembre 2026 doivent donc être présentés comme des diagnostics, sans en déduire un nombre identique de logements uniques.
Quelle place occupent les classes E, F et G à Clermont-Ferrand ?
E compte 9 647 diagnostics enregistrés, soit 18,3 %. F et G réunissent 5 415 diagnostics, soit 10,3 %. Pour un nouveau bail en métropole, G ne satisfait plus le critère de décence énergétique depuis le 1er janvier 2025 ; les échéances prévues concernent F en 2028 et E en 2034.
Quels biens sont concernés par l’audit énergétique réglementaire à la vente ?
En métropole, l’audit concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G, avec une application à E depuis le 1er janvier 2025. Les données locales fournies ne permettent pas de compter les biens uniques réunissant ces caractéristiques.